Septembre 2026 : La minute RH par VEDACI : Santé mentale au travail : agir concrètement en PME
La minute RH par VEDACI 💡 Septembre 2026.
Pour la deuxième année consécutive, la santé mentale a été reconduite comme Grande cause nationale 2026 par le Gouvernement. Une continuité qui n’a rien d’anecdotique : elle confirme que le sujet s’installe durablement dans le paysage social et, par ricochet, dans les priorités RH des entreprises, y compris les plus petites structures, qui n’ont pourtant pas toujours les moyens d’un grand groupe pour s’en saisir.
Chez VEDACI, nous accompagnons au quotidien des dirigeants de PME confrontés à cette question : comment prendre soin de ses équipes sans transformer l’entreprise en centre de soins, et sans y consacrer un budget hors de portée ? Voici notre éclairage sur ce que 2026 change concrètement, et surtout sur ce qu’une PME peut mettre en place, dès aujourd’hui, à son échelle.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Au-delà du contexte national, les données récentes donnent la mesure du sujet pour les entreprises. Selon l’étude Absentéisme 2026 de Malakoff Humanis, les troubles psychologiques représentent désormais 37,8 % des arrêts de travail de longue durée (plus de 30 jours), une proportion en hausse de 25 % depuis 2020. Autre enseignement marquant de la même étude : un salarié concerné sur deux n’ose pas aborder le sujet de sa santé mentale avec son entreprise.
Pour une PME, ces deux chiffres se lisent ensemble : le sujet pèse déjà, concrètement, sur l’absentéisme et l’organisation du travail — et il reste largement invisible tant que personne n’ouvre la porte pour en parler.
Une priorité nationale qui infuse jusque dans les PME
Le maintien de cette grande cause nationale traduit une évolution de fond plutôt qu’un simple effet de communication. Les pouvoirs publics souhaitent ancrer la santé mentale dans les politiques du quotidien, y compris dans le monde professionnel, aux côtés de l’éducation ou de l’urbanisme.
Pour une PME, cela se traduit très concrètement par une évolution des attentes : des salariés plus enclins à évoquer un mal-être, des candidats attentifs à la culture managériale lors du recrutement, et des partenaires sociaux plus vigilants sur ces sujets. Ignorer ce mouvement, c’est prendre le risque de désajuster sa marque employeur au moment même où elle se construit.
Ce que le cadre légal attend déjà des employeurs

Il est utile de rappeler que la prévention des risques psychosociaux (RPS) n’est pas une option : elle s’inscrit depuis plusieurs années dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), que toute entreprise doit tenir à jour, quelle que soit sa taille. L’INRS met à disposition des outils méthodologiques adaptés aux petites structures pour identifier les facteurs de risque (charge de travail, qualité des relations, organisation) et bâtir un plan d’action proportionné.
Pour une PME, l’enjeu n’est donc pas de réinventer une démarche complexe, mais d’intégrer ce volet RPS dans des outils qui existent déjà — souvent de façon incomplète — plutôt que de le traiter comme un sujet à part.
5 signaux qui doivent alerter un dirigeant de PME

Dans une petite structure, la proximité managériale est à la fois un atout et un point de vigilance : les signaux faibles y sont souvent plus visibles que dans un grand groupe, à condition de savoir les repérer comme relevant de l’organisation du travail plutôt que d’une situation isolée.
- Une charge de travail qui se concentre sur quelques personnes, sans répartition ni ajustement dans la durée.
- Des objectifs ou des priorités qui changent souvent, sans que l’équipe en comprenne clairement la logique.
- Des tensions récurrentes entre collaborateurs ou avec un manager, qui reviennent d’une période à l’autre.
- Un isolement progressif de certains postes ou de certaines personnes, notamment en télétravail.
- Une hausse des arrêts courts et répétés, qui peut constituer un signal à investiguer.
Former les managers de proximité à repérer ces signaux, sans pour autant leur demander de devenir des professionnels de santé, reste l’un des leviers les plus accessibles pour une PME.
Concrètement, que peut faire une PME sans se sur-outiller ?
Ouvrir des espaces de dialogue réguliers
Un entretien annuel ne suffit pas à capter l’évolution du climat de travail. Des points d’équipe courts et réguliers, ou des entretiens individuels plus fréquents, permettent de prendre le pouls sans lourdeur administrative.
S’appuyer sur un accompagnement externe ciblé
Coaching individuel, médiation en cas de tension entre collaborateurs, ou encore bilan de compétences pour un salarié en questionnement sur son avenir professionnel : ces dispositifs, souvent perçus comme réservés aux grandes entreprises, sont tout à fait accessibles à une PME et peuvent désamorcer des situations avant qu’elles ne s’installent.
Documenter sa démarche de prévention
Mettre à jour le volet RPS du document unique, même simplement, permet à la fois de sécuriser l’entreprise sur le plan réglementaire et de structurer une réflexion qui, sinon, reste informelle et dépendante d’une seule personne.
Le rôle d’un accompagnement RH externalisé

C’est précisément sur ce terrain qu’un accompagnement RH externalisé prend tout son sens pour une PME : apporter un regard extérieur sur les tensions d’équipe, structurer une démarche de prévention sans avoir à recruter une fonction RH à temps plein, et professionnaliser les pratiques managériales par la formation et le coaching.
Chez VEDACI, cette approche peut également s’appuyer sur l’intervention de psychologues du travail, afin d’accompagner les entreprises et leurs salariés lorsque les situations nécessitent une expertise spécifique : prévention des risques psychosociaux, situations de tension, difficultés individuelles ou collectives, ou encore accompagnement des équipes et des managers.
Vous vous interrogez sur la manière d’aborder ce sujet dans votre entreprise ? Parlons-en ensemble.
FAQ
La santé mentale au travail concerne-t-elle aussi les petites entreprises ?
Oui. Les obligations de prévention des risques psychosociaux, comme la tenue du document unique, s’appliquent à toutes les entreprises, quel que soit leur effectif.
Quels sont les signaux d’alerte à surveiller en priorité ?
Une charge de travail mal répartie, des objectifs instables, des tensions récurrentes, un isolement progressif ou une hausse des arrêts courts sont les signaux les plus fréquents en PME.
Quelle est la première étape pour une PME qui souhaite agir ?
Faire un état des lieux simple : mettre à jour le volet RPS du document unique et ouvrir le dialogue avec les équipes sur leur ressenti au quotidien.
Un accompagnement RH externalisé peut-il aider sur ce sujet ?
Oui, un regard extérieur permet souvent d’identifier des tensions ou des facteurs de risque que la proximité managériale ne permet pas toujours de percevoir, et d’accompagner leur résolution avec méthode.
Quand faire appel à un psychologue du travail en entreprise ?
Un psychologue du travail peut intervenir dès l’apparition de signaux de risques psychosociaux (RPS) : tensions dans une équipe, stress, conflits, absentéisme, surcharge de travail ou difficultés managériales. Son intervention peut concerner une situation individuelle ou collective, mais aussi s’inscrire dans une démarche de prévention de la santé mentale au travail.
Pour une PME, faire appel à un psychologue du travail permet de bénéficier d’un regard extérieur et spécialisé, afin d’identifier les difficultés, d’accompagner les salariés et les managers et de mettre en place des actions adaptées.


